L’héroïsme féminin

Médée, Rodogune, Sophonisbe ou les jeux de pouvoirs

Actualisé le mercredi 18 mai 2011

par Christelle Burdeau - réalisé dans le cadre des recherches de master - 2010-2011

L’individu aspirant au pouvoir constitue un des champs les plus féconds des études cornéliennes. Les femmes elles-mêmes sont touchées par cette aspiration au pouvoir et la catégorie des reines mérite d’être traitée de manière approfondie. Le terme de "reine" suscite d’emblée des interrogations. On peut concevoir la reine comme l’épouse du roi ou comme la femme à qui le pouvoir suprême revient en vertu d’un droit personnel, indépendamment du roi. Le personnage royal au féminin fait ainsi l’objet de cette étude qui se propose de voir en quoi les reines sont les représentantes d’un ethos royal qui échappe aux hommes. Il s’agit ici de l’ébauche d’une problématique assez conséquente qui englobe le problème de la légitimité de différents modes d’accès au pouvoir. Il s’agira ainsi d’esquisser la question de la toute puissance au féminin dans des tragédies manifestant clairement la dégradation de l’héroïsme masculin. A ce titre, nous aborderons trois tragédies de Corneille : Médée, Rodogune et Sophonisbe. 

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