Commentaires de Monluc

Cruauté des guerres de religion dans les Commentaires de Blaise de Monluc

Actualisé le lundi 2 mai 2011

par Sarah Mouline - réalisé dans le cadre du séminaire de Michel Magnien "Littérature et humanisme : de la cruauté" - 2009-2010

 

C’est en 1571 que Monluc dicte ce qui sera la première rédaction des Commentaires. Blessé au visage par une balle de mousquet qui lui arracha le nez, démis de sa lieutenance, accusé de déloyauté et de corruption, il rédige ses Commentaires comme un plaidoyer destiné à réhabiliter sa mémoire non seulement pour démentir les bruits qui courent à son sujet au moment où il écrit mais également pour la postérité. En effet il se livrera jusqu’à sa mort (en 1577) à un travail incessant de révision, il reprend ses premiers manuscrits qu’il agrémente de conseils adressés aux capitaines, ses « compagnons ». Alors qu’il est disgracié, il s’érige en exemple de loyauté envers son roi, de diligence, et de clairvoyance. Après avoir approfondi la distinction entre cruauté sadique et cruauté pragmatique, nous verrons comment Monluc cherche à se disculper en inscrivant ses exactions dans une perspective politique et dans une perspective eschatologique.